Gestes aux soignants : des multinationales se veulent vertueuses. Sauf que…

La crise sanitaire du coronavirus met en première ligne les personnels hospitaliers de nos hôpitaux et Ehpad. Dans ce contexte tendu, ces personnels font preuve d’un dévouement et professionnalisme qui force le respect quand on connait l’état de l’hôpital public en France. Une situation due à une casse organisée depuis plus d’une décennie et d’un manque flagrant de préparations/anticipations des autorités face à la pandémie du covid-19.

En pleine crise et pour combler les erreurs des autorités, la solidarité nationale s’est organisée. C’est bien, mais attention à ne entrer dans le piège de certains politiques qui surjouent cette solidarité qui se substituer là où normalement c’est à l’Etat d’en assurer la gestion : matériels de protection pour les soignants (masques, sur-blouses, …), respirateurs, …

Des multinationales se veulent vertueuses. Sauf que…

Dans la solidarité à venir en aide aux personnels hospitaliers, il y a des gestes de réconforts sincères venant d’artisans qui livrent gracieuses des croissants, sandwichs, repas ou boissons. Merci aux boulangers et/ou restaurateurs, par exemple.

En revanche, il y a des gestes calculés qu’il ne faudrait pas prendre comme de la charité.

Quand le MEDEF prévient qu’après la crise, il faudra certainement travailler plus, oublier nos congés et RTT, c’est pour relancer l’économie au service d’entreprises dont le souci est loin de nos préoccupations quotidiennes. Où est la solidarité dans ce cas ? Quel jour d’après veulent-ils pour nous ? Est-ce à nous de réparer les conneries de nos dirigeants politiques ?

 

Quand la fondation Vinci offre des colis aux soignants, cette bonne action a-t-elle besoin d’une communication du groupe Vinci ? Le boulanger de votre quartier fait-il une publicité des croissants qu’il offre à l’hôpital proche de lui . La réponse est non. Il le fait sans arrière-pensée.
Dans le cas de Vinci, l’action d’offrir des colis ne rend pas l’entreprise plus vertueuse. Une multinationale comme elle, ne fait jamais rien gratuitement. Si l’entreprise veut montrer une réelle empathie sociale, qu’elle commence par payer ses impôts à sa juste valeur en stoppant l’évasion fiscale. Que ses actionnaires décident de reverser leurs dividendes dans les caisses de l’Etat pour soutenir les services publics… Oui, là nous pourrions applaudir. Sinon, ça ne reste que de la poudre de perlimpinpin pour tromper les gens.

Ce qui vaut pour Vinci, vaut pour la plupart des multinationales. Dénoncer Vinci « ET son monde », c’est travailler aux jours d’après, pour éviter de revenir aux jours d’avant.

L’exemple du GCO est là pour illustrer la politique environnementale du gouvernement. Est-ce en phase avec l’urgence climatique, sociale et sanitaire du pays… du monde ? Méditez et peut-être comprendriez-vous ce qui nous anime à vouloir un changement de système…

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