Le droit à l’erreur existe, vite un moratoire !

Le collectif GCO NON MERCI, dans un communiqué, reste sur sa position : nous réclamons la mise en place d’un moratoire et l’arrêt des travaux préparatoires. Il appelle aussi à la raison : « le GCO n’est ni LA solution, ni UNE solution. »

Le droit à l’erreur existe, vite un moratoire !


Source gcononmerci.org

Alors que débute l’enquête publique consacrée au volet environnemental du projet de contournement Ouest de Strasbourg, 4 avril – 11 mai 2018, les différentes composantes du mouvement anti-GCO poursuivent les actions sur le terrain entre la ZAD du Kolbsheim, la préfecture ou encore les rond-points. A ces événements, d’autres à venir : réunions publiques, participation à la semaine de l’environnement, marche funèbre d’Eckwersheim le 15 avril ou encore, un pique-nique / rassemblement le 5 mai à Strasbourg.

Certains de nos détracteurs, au travers de leurs commentaires (réseaux sociaux, réactions aux articles de presse, …) aimeraient voir les opposants admettent leur défaite et rentrer chez eux. Mais de quelle défaite parle-t-on ? Aujourd’hui, Vinci n’a pas les autorisations pour démarrer les véritables travaux du GCO. Rien n’est plié. Et quand bien même il l’obtienne, il existe différents recours juridiques et européens en cours ou à venir.

Le collectif reste sur sa position : il réclame la mise en place d’un moratoire et l’arrêt des travaux préparatoires. Eux, comme nous, nous dénonçons le déni de démocratie des suites de l’annonce gouvernementale du 23 janvier dernier à vouloir donner « l’autorisation unique environnementale » alors que la commission d’enquête publique qui débute (1), n’a pas encore rendu son avis. Le collectif appelle aussi à la raison.

Le GCO n’est ni LA solution, ni UNE solution !

Par trois fois, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a donné un avis négatif. En février 2018, c’est l’Autorité environnementale qui a rendu un avis sévère. Compenser l’impact sur la nature, la faune et la flore est impossible. D’autant que le contournement ne règle rien des problématiques strasbourgeoises liées à l’encombrement de l’A35.
Le 26 mars, sans lien direct avec le GCO, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a rendu publiques ses observations : l’état des lieux des sols est alarmant. En cause : les changements climatiques et l’activité de l’Homme. Parmi les recommandations, le rapport préconise d’éviter à tout prix de bétonner les zones agricoles fertiles lors de projets d’urbanisation. Quid du GCO : les terres impactées par le projet sont parmi les plus fertiles d’Europe.
Les élus favorables au contournement, mettent en avant l’importance de réduire la pollution de l’air comme argument de santé publique. En France, cette problématique est dans le viseur de la Commission européenne et du Conseil d’État. Des feuilles de route doivent répertorier les mesures nécessaires pour cesser de dépasser les seuils réglementaires d’émissions polluantes. Le réseau Action Climat France, qui réunit plus de 20 ONG, s’est procuré les versions de travail de ces documents et pointe d’ores et déjà leurs insuffisances : « Pour améliorer la qualité de l’air, il faut diminuer le trafic automobile par tous les moyens ». Là encore, il y a une incohérence dans les faits. Comment peut-on défendre les bienfaits du contournement lorsque l’on sait que son véritable objectif est de favoriser un axe nord-sud dans le transport des marchandises et ainsi augmenter le trafic poids lourds générateur de pollution ?

Le droit à l’erreur existe. Vite un moratoire !

Pourquoi s’obstine-t-on à poursuivre le projet de contournement ? Ce n’est pas parce que c’est signé, que c’est acté ‘sinequanone’. Par le passé, différents projets ont été abandonnés. Le dernier en date est le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

L’Etat doit mettre en cohérence son discours sur l’environnement et la protection de la planète. La mise en place d’un moratoire est la meilleure porte de sortie qu’il puisse avoir. Un avenir différent et cohérent avec les enjeux de notre siècle est possible. LE DROIT A L’ERREUR EXISTE. Des alternatives (2) sans GCO existent.

QUELQUES DATES SUR LES MOBILISATIONS A VENIR :

– mercredi 4 avril : 17h / 19h • Rassemblement devant la préfecture à Strasbourg ;

– vendredi 6 avril : 16h30 / 19h • Occupe ton rond-point, Place de la République à Strasbourg ;

– samedi 7 avril : 13h / 18h • Ateliers participatifs sur la ZAD à Kolbsheim ;

– dimanche 8 avril : 10h / 20h • Semaine pour l’Environnement 2018 à Mimir (Strasbourg);

– mardi 10 avril : 7h / 10h • Action « pont » (infos à venir)

– mercredi 11 avril : idem que le 4/4 – 17h / 19h (comme tous les mercredis) ;

– vendredi 13 avril : 17h / 18h30 • Occupe ton rond-point à Vendenheim ;

– samedi 14 avril : idem que 7/4 ;

– dimanche 15 avril : 15h • marche funèbre à Eckwersheim. Rassemblement à partir de 14h45 ;

[…]

– samedi 5 mai : 11h30 / 16h • Pique-nique – rassemblement à Strasbourg (infos à venir) ;
– plusieurs réunions publiques prévues lors de l’enquête publique qui débute (3).

(1) Enquête publique du 4 avril au 11 mai 2018
(2) 10 solutions pour faire sauter les bouchons
(3) Des réunions publiques pour informer les citoyens

One Reply to “Le droit à l’erreur existe, vite un moratoire !”

  1. Cette propension à affirmer que la réalisation du GCO est le remède indispensable à la fluidification de l’A35 a odeur de rabiné couvrant la malodorante gestion d’Elu(e)s en Eurométropole.
    Profiteurs collatéraux, la CCI et VINCI ne font qu’aider à pousser la charrue.

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