Les voeux du maire à Kolbsheim : Parole aux zadistes

A l’Ouest d’irréductibles gaulois résistent à l’envahisseur Vincidix qui veut un aéroport. A l’Est, il pensait s’installer en terre conquise pour son autoroute et… oh surprise, il y aussi des germano-gaulois…

[LES VOEUX DU MAiRE]

A Kolbsheim : parole aux zadistes !

A l’occasion des voeux du maire à Kolbsheim, parole est donnée aux zadistes

« C’est en tant qu’habitants temporaires du village que notre poignée de branquignoles qui se cachent dans votre forêt, est invitée à dire un mot. On en profite pour réaffirmer qu’on est heureux que notre hameau de Zadsheim, rue du moulin, se trouve dans la commune de Kolbsheim. Kolbsheim, où les banderoles fleurissent parmi les géraniums et où les cloches résonnent à l’approche des engins.

Kolbsheim qui apparaît donc comme un petit village d’Astérix qui résiste à l’invasion du bitume.

On souhaite donc remercier ici Karcherix le Kolbsheimois pour son soutien sans faille (ou encore pour les clefs de douche). La pasteur Caroline (la druide Caronamix) pour sa bienveillance et l’internet café. La famille Grünelius pour l’eau et l’électricité, la brasserie et les habitants pour leurs visites et leurs soutiens divers.
Lorsqu’on quitte la ZAD, pour monter au village – par exemple à la précieuse petite épicerie – on arpente le bois tranquille, puis on grimpe sur le verger de la colline, où l’on se prend en pleine face une bourrasque d’air frais en contemplant au loin le Mont Saint Odile. C’est là que l’on mesure toute la violence de ce grand projet inutile. A l’heure où l’on connait pourtant l’importance de la continuité écologique pour la fragile faune sauvage, on voudrait pulvériser cet oasis. A l’heure où le pétrole se raréfie, où la crise écologique s’accentue, on voudrait faire de notre pauvre Alsace un couloir à camions. Le GCO : un projet de soudards d’un autre temps. Rien d’étonnant quand on sait qu’il date des 30 glorieuses. Cette époque fabuleuse où l’on se sentait libre de tout bousiller en chantant les louanges des retombées économiques.

Ils veulent attirer les camions, on veut la relocalisation.
Ils veulent du béton, nous des légumes.
Ils veulent plus de goudron, nous plus de plumes.

Bref, le combat de la vie contre le rouleau de bitume.

On souhaite donc bonne année et longue vie aux Zadistes permanents, qui ne s’appellent pas Pierre Paul ou Jacques, mais : Chêne, Érable, Pic noir, Buse et Renard.
Et à vous, bonne année d’indignation et non de résignation pour que Kolbsheim reste une épine, un poil à gratter d’églantine, bref un rosier farouche qui fait face aux machines. »

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Voeux du maire Karcherix le Kolbsheimois : « Une bonne année sans GCO ! »

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