GPII : qui décide quoi ? Quid du GCO

Les Fédinois contre le GCO est une association regroupant des habitants de Vendenheim opposés au projet de contournement Ouest de Strasbourg. Vendenheim est l’un des villages les plus impactés avec celui de Kolbsheim.
Dans la gestion du dossier, le maire de la commune était jusque mi 2017, l’un des opposants affichés au projet. Début 2018, lui et son conseil municipal se sont couchés devant Vinci en acceptant la signature d’un protocole d’accord avec SOCOS/ARCOS, filiale de Vinci en charge de la réalisation du GCO, contre l’avis de la population.

Dans ce protocole, une close concernait le parcours de santé du Krittwald. Sur sa page Facebook, l’association nous livre des faits montrant le non-respect de la close par SOCOS qui en fait qu’à sa tête. Ce sont eux qui décident et imposent le planning, au service de l’État de suivre. La commune n’a pas son mot à dire.

Par son acte de trahison, le maire de la commune fait endurer à ses administrés, une situation insupportable. Et ce qui est vrai ici, est à généraliser ailleurs : « GPII (Grand projet inutile et imposé) : qui décide quoi ? Quid du GCO »
 

 

Les Fédinois contre le GCO, informe. A vous de juger…

Parcours de santé du Krittwald : le vrai visage de SOCOS-ARCOS-VINCI

Selon les dernières annonces, le parcours de santé de Vendenheim nouvelle formule devrait être rendu à son public en tout début de 2019. Il aura été inutilisable pendant pratiquement 4 mois. En raison de la suppression d’une partie importante de son tracé des suites du déboisement opéré par SOCOS/ARCOS du 10 au 13 septembre et parce qu’il aura fait l’objet d’un arrêté de la commune de Vendenheim du 13 septembre qui en interdisait l’usage dans son intégralité jusqu’au 15 novembre 2018, interdiction qui a été prolongée jusqu’au 30 novembre 2018 par un nouvel arrêté municipal du 22 octobre 2018, « considérant la réalisation des travaux du Contournement Ouest de Strasbourg ». Cette interdiction n’a a priori pas été prorogée une nouvelle fois.

Le constat est que cette situation contrevient aux dispositions du protocole signé le 20 mars 2018 entre la mairie de Vendenheim et l’ensemble des parties ARCOS/SNC A355 encore dénommé SOCOS. En effet le protocole stipule au 1.1 page 6 : le parcours de santé sera mis en place avant les travaux de SOCOS l’impactant.

Un courriel de Philippe Ployé du 16 septembre rappelant cet engagement non tenu vous a fait réagir en Conseil Municipal du 17 septembre, dixit l’article des DNA du 19 septembre. Il a été évoqué que « le maire ne couperait pas d’arbres en été », complété dans le Fédi’Flash d’octobre 2018 par « Ces travaux, qui devaient être réalisés cet été, ont été différés à la demande de la municipalité afin que le parcours puisse, lors des beaux et longs jours d’été, continuer à être utilisé. »

Or, une demande de la mairie souhaitant différer les travaux du parcours, et quelle qu’en soit d’ailleurs la raison, ne peut en aucune manière éteindre de facto l’obligation contractuelle de SOCOS citée plus haut, y compris si elle fait naitre une difficulté majeure à ce dernier, qui dans ce cas ne peut nullement faire valoir des droits dérogatoires aux fins de lever cette difficulté parce que cette clause ne figure pas au protocole. SOCOS se devait d’attendre que le nouveau parcours soit opérationnel avant d’entreprendre tous travaux qui le rendraient inutilisable, point.

En effet, rien dans le protocole ne contraint la commune de Vendenheim de respecter un quelconque calendrier, et surtout pas celui de SOCOS, et aucune disposition ne prévoit de pouvoir s’affranchir de la garantie de continuité de l’usage du parcours de santé tel qu’évoqué au 1.1 page 6 du protocole et quels que soient les impératifs ou programme de l’aménageur.

Comment se fait-il alors que SOCOS ait pu procéder aux déboisements du Krittwald sans assurer ses engagements par rapport au parcours de santé ? Y a-t-il eu un accord écrit entre la commune et SOCOS actant de sacrifier l’actuel parcours de santé (pendant quatre mois) avant la réalisation du nouveau de manière, et sans que la mairie n’y fût expressément obligée, à préserver le planning des travaux de SOCOS ? Ou SOCOS a-t-il déboisé le Krittwald en imposant à la commune son calendrier, sans même avoir sollicité un quelconque accord ou pire sans même avoir pris soin de la prévenir ?

Il se trouve aussi que suite à un échange avec une personne de l’administration très proche du dossier, il est confirmé que SOCOS a purement et simplement interdit le démarrage des travaux du nouveau parcours de santé dans la deuxième quinzaine d’août au motif que ces-dits travaux pouvaient se télescoper avec le chantier de déboisement du Krittwald que ces derniers voulaient voir se réaliser dans la première quinzaine de septembre.

Au surplus, le 27 septembre dernier, une équipe de l’ONF débarquant au Krittwald pour démarrer le chantier du nouveau parcours s’est faite éconduire manu militari par SOCOS qui ne voulait pas qu’il ait lieu à ce moment.

Ces faits confirmeraient ce qui était à craindre, c’est-à-dire l’abus de pouvoir dont SOCOS userait en imposant unilatéralement son calendrier et ses méthodes de travail à toutes les parties concernées par le projet, et surtout les mairies qui ont fait le choix de collaborer. Ce comportement caractérise une position d’autorité dont s’arroge SOCOS à ses seuls intérêts, et qui a contribué à ravager prématurément une grande partie de la forêt du Krittwald, au détriment de ses usagers (et notamment ceux du parcours de santé).

En conséquence, est-il acceptable de continuer de subir et de faire subir aux Fédinois la position d’autorité de SOCOS ?

Sur la base du constat de transgression du protocole au sujet du parcours, ne serait-il pas légitime, et notamment pour délier la position d’autorité de SOCOS sur les Fédinois, de résilier le dit protocole, comme l’article 6 y autorise la mairie ? Sachant qu’il est clair que négocier n’est que peine perdue face à l’attitude omnipotente d’un SOCOS qui ne consentira définitivement à aucune concession tant il est engagé dans une course contre la montre pour rendre le projet irréversible, et quel que soit le prix à payer pour la population, y compris s’il faut mettre dans la balance sa santé et sa sécurité. On a pu se rendre compte lundi soir au Conseil Municipal à quel point SOCOS avec condescendance voire arrogance a balayé d’un revers de main, et sans aucune humanité les requêtes de Fédinois en souffrance parce qu’elles pourraient ralentir le rouleau compresseur du GCO.

Certes SOCOS bénéficie des appuis de l’Eurométropole et du représentant local de l’Etat, voire de l’Etat tout court pour imposer ses seuls intérêts. Mais n’oublions pas que la puissance publique doit composer depuis quelques semaines avec une situation inédite qui pourrait bien obliger l’exécutif à reconsidérer certaines politiques voire à se recomposer. Et les appuis indéfectibles pourraient bien disparaitre entrainant un grand retournement qui n’est jamais à exclure. N’oublions pas non plus que pour l’heure le GCO n’a plus de viaduc au Sud, ni d’échangeur au Nord vers Paris… Et tous les recours ne sont pas encore purgés.
La situation difficile que tout le village de Vendenheim vit actuellement par rapport aux travaux SOCOS et son cortège de nuisances insupportables pour le bien-vivre et la santé des populations, que ce soient ceux du Matterberg ou de la route de Brumath, suscite des interrogations légitimes, mais aussi des colères parmi les Fédinois que nous croisons, que vous croisez. Les Fédinois ont besoin d’être écoutés et respectés. Il est encore temps de faire les choix que la raison impose.

Matterberg (au niveau du château d’eau)… nuisance, mensonge, horreur…

 

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